Live 2017 – Résumés 2017-10-31T16:17:41+00:00

RÉSUMÉS D’ÉTAPES

Une soirée de clôture glam’chic à Marrakech

Les équipages et leurs invités se sont retrouvés lors de la cérémonie de remise des prix, à l’hôtel Pullman au coeur de la palmeraie de Marrakech.
Dans la vaste salle aux tables et au chaises drapées de noir, la soirée, animée par “la voix” des 24 h du Mans, Bruno Vandestick, a débuté par quelques mots de Dominique Serra, la fondatrice des évènements Maïenga. “Ça n’est pas facile de faire une première édition. Merci d’avoir été bienveillants, d’avoir apprécié tous ces moments partagés ensemble“.
Paul Belmondo, le parrain de cette première édition prend à son tour la parole : “Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, la navigation rend les choses très difficile et c’est sans doute beaucoup plus facile de faire de la vitesse. Tous les concurrents ont été brillants“.

Une soirée festive

Appelés sur le podium, les 3 équipages de chaque catégorie ont reçu leur trophée, une montre Saint-Honoré, 1 bouteille de champagne Lanson, un bouquet de fleurs et un panier de gourmandises Aïcha, la célèbre marque marocaine.

Pour la catégorie SSV :
3ème place la team ( / ) : Un truc de dingue et top, dur moralement et physiquement, mais on peut être fier de nous
2ème place : l'équipage ( / ): J’ai adoré ce rallye et c’est une magnifique expérience.
1ère place : l'équipage ( / ) : Incroyable ! Une vraie aventure, il faut la vivre et sa transforme la vision de la vie qu’on peut avoir“.

Pour la catégorie 4×4 :
3ème place : l'équipage ( / )
2ème place : la team ( / )
Enfin, la 1ère place est revenue au team ( / ), “On a passé une semaine intense, pleine d’émotions, et je voulais souligner aussi le bonheur d’avoir vécu beaucoup de moments de partage avec les autres équipages

Tout au long de la cérémonie et du superbe dîner traditionnel marocain, 3 grands écrans ont retransmis les moments les plus forts de cette épopée dans le désert.

Nous remercions vivement les partenaires qui nous ont suivi dans l’ aventure : L’office du Tourisme marocain, la fondation Diana Holding, les eaux minérales d’Oulmès, Afriquia, Capifrance, Euro4x4parts, les Champagnes Lanson et les montres Saint-Honoré.

Par leur soutien, ils ont contribué à faire de cette première édition une vraie réussite.

Gazelles and Men Rally : Clap de fin

Et voilà. Les concurrents ont franchi la ligne d’arrivée pour la dernière fois de cette édition jusque là inédite dans le monde du Rallye Raid. Le classement était quasiment figé depuis les dunes de Merzouga sauf à envisager une panne mécanique ou de la casse. Mais dans la mesure ou les 3 équipages du podium ne se sont rien concédés, tout en ménageant leur véhicule, il reste le même. Sauf réclamation jusqu’à demain midi, la 1ère place est remportée par la team ( / ), sans surprise et haut la main : elle arrive avec 10 km de moins que la seconde place détenue par l'équipage ( / ) qui à effectué un belle course régulière depuis la première étape. Enfin, le binôme du ( / ) grimpe sur la 3ème marche du podium. 3 équipages comportant une Gazelle.

Comme dans tous les classements, il y a des heureux et des déçus. Valérie Dot et Eric Lombard (105) sont radieux sur la ligne d’arrivée. Leila Hadioui et Saad Abid équipage ( / ), seul équipage marocain, lèvent les bras, fiers d’être dans le top ten. Et puis, il y a les déçus, en tête desquels la team ( / ) avec la présentatrice du 12h45 de M6, Kareen Guiock, et son coéquipier de M6 Turbo, Safet Rastoder. Ces derniers se hissent dans le top ten, à la 10ème place, avec un goût “amer”. Faute d’avoir pu bénéficié d’une aide d’un autre équipage hier soir, dans le Rheiris, pour se dépanner et atteindre la 6ème balise, ils ont accumulé un retard qui les a pénalisés : S’ils ont pu atteindre d’extrême justesse la 11ème balise, ils ont raté la 12 ème : 60 points de pénalité et des erreurs de cap. Mais ils font partie des équipages qui se sont le plus dépensés pour jouer le classement, avec un beau sens du sport et de l’entraide.

2 jours et 1 nuit

Chez les SSV, la team ( / ) n’a rien cédé. Il reste 1er depuis la première étape avec un parcours proche de l’idéal. L'équipage ( / ), comportant la seule Gazelle de sa catégorie, figure en seconde position juste devant l'équipage ( / ) qui a su rester sur la troisième marche du podium.

Après le hors-piste, la piste de danse.
Après avoir récupéré leurs téléphones, pris une douche et rendu les appareils de tracking, les concurrents se détendent enfin, à la soirée spécialement organisée en leur honneur. Au programme, feu d’artifice au bivouac, open bar, et puis soirée en musique, sous les étoiles.

L’étape Marathon

Il y a eu de la boue, des galères de franchissements, du jardinage mais surtout beaucoup d’amusement.

Tout a commencé sur le parcours A, avec l’oued Ziz en eau à traverser. Bain de boue assuré pour de nombreux équipages y compris les plus habitués comme la team ( / ). L'équipage ( / ) a mis un bon moment à se sortir du bourbier : il aura fallu 4 sangles aboutées pour que le binôme du ( / ) parvienne à le sortir de là, sous les encouragements des autres équipages. Christelle Dagois, lateam ( / ) quant à elle, arrive, en rigolant sur l’autre rive “Monsieur a eu de la boue, il est content, ca lui rappelle la maison !”.

Le parcours B a eu le Ziz à sec mais les difficultés ont commencé à partir de la 2ème balise avec un terrain, strié de profondes ravines. Ceux qui oseront s’aventurer à travers le relief comme la team ( / ) y laisseront pas mal d’énergie et en l’occurrence, les phares de la voitures, bricolés avec du gaffer. L'équipage ( / ) se gratte la tête “ça va pas le faire le cap, là”. Lorsqu’il arrive à la 3ème balise, il fait preuve d’autodérision “On a fait que 4 bornes de plus par rapport au kilométrage idéal alors que je pensais qu’on en avait fait 40. C’est te dire le niveau de maîtrise !” Puis, plus sérieux “on a commencé à piocher sévèrement au niveau physique, après les dunes. Je n’ai qu’une envie, me retrouver au bivouac ce soir, pour sortir le pique-nique et les bouteilles, bien manger et faire la fête avec les autres équipages“. Ils n’ont tous que ça en tête, en fait.

Un bivouac sous une voute étoilée

Une coordonnée GPS avait été donnée comme point de rendez-vous pour que les équipages des 2 parcours puissent s’y retrouver. Mais le timing de la course en aura décidé autrement. A 16 heures, le vent s’est levé : lumière sépulcrale sur le vaste oued Rheiris, déjà poussiéreux en temps normal. Beaucoup se tâtent pour le traverser. Seuls une douzaine d’équipages atteindront le point GPS de rendez-vous. Les autres organiseront des petits bivouacs à l’arrière de la course.

Pour l’aspect gastronomique de l’affaire, on décerne 3 étoiles aux équipages du ( / ), du ( / ), et du ( / ) : chacun s’était organisé, il y a deux mois déjà, pour cette grande bouffe : tournedos Rossini, aligot, crêpes marron chantilly, fromage et Bordeaux, pour terminer par une coupe de Champagne Lanson. Il ne manquait plus que les nappes amidonnées sur les tables pliantes. On ne surprendra personne si l’on vous dit que les conversations tournaient autour des balises, des amortisseurs, des exploits de chacun, enjolivés ou non, peu importe… C’est le souvenir que l’on en a qui compte !

Au petit matin, dès le lever du jour, c’est reparti. Aube radieuse, qui découpe les montagnes crénelées comme des ombres chinoises, à l’est, effluves de café provenant de l’arrière des 4×4, I still loving you, de Scorpions (Merci le 115) en bande-son. Et puis, il faut tout de même trouver les 7 balises de la journée. Les têtes de classement jouent encore la compétition. L'équipage ( / ) commet une méchante erreur de cap et il n’en est à 16h qu’à la balise 10. Ils en ont encore pour 2 heures et seront sans doute les dernier à rentrer, en ne lâchant rien. Mais chez les autres équipages, on a plutôt envie de se faire plaisir et de profiter à fond de cette dernière journée dans le désert : passes rocailleuses à l’allure sauvages, vaste plaines arides ou quelques pluies il y a 15 jours ont composé une mosaïque de roquette sauvage parfumée d’une couleur verte éclatante, dunettes vaporeuses à cause du vent frais qui soulève le sable… ce fut aujourd’hui encore un festival de couleurs et d’émotions

Le binôme ( / ) qui est en train de changer sa roue décide malgré tout de faire un tracé au maximum au cap, histoire de, mais avoue qu’il ne rêve que d’une chose : le bivouac et la fête qui y est prévue. Ils ne sont pas les seuls. Les premiers équipages arrivent dès le début de l’après-midi, en poussant des “waouhhhhhh. Déjà au taquet pour la fiesta ! Alors que les équipages arrivent au compte-goutte, laissons la parole au vainqueur de Kholanta et de Danse avec les stars, Laurent Maistret, de la team ( / ), même pas pressé de récupérer uson téléphone portable qui lui aurait valu de se coucher beaucoup plus tard : “Je ne sais si je le referai. Mais c’était vraiment super : je me suis amusé, ça n’était pas toujours facile avec Martin (Bazin) et c’est normal. Il faut être en totale fusion avec son coéquipier savoir prendre sur soi, respirer, être attentif au comportement de l’autre. On passe plus de 14 heures avec quelqu’un. Je dirais que plus qu’une course, c’est un état d’esprit. Il faut être dans le speed mais aussi dans la retenue, garder une concentration sans faille, car la moindre erreur d’appréciation coûte cher. Quant à l’organisation, franchement, je n’ai pas ressenti le moindre truc de travers : tout était super, les repas, la manière dont on s’occupe de nous. Il ne manquait qu’une seule chose : une masseuse” conclut-il en riant.

Bivouac marathon

Dès 17h30 les équipages ont commencé à chercher un point pour bivouaquer. L’organisation leur avait proposé un point commun de ralliement entre les parcours A et B pour pouvoir se retrouver, ce que la majorité des équipages a fait. Une très bonne ambiance régnait hier sur la campement orné d’un ciel magnifiquement étoilé. Les échanges de victuailles diverses accompagnés des 1/2 bouteilles de Champagnes Lanson, ont permis aux équipages de resserrer d’avantage leurs liens. Une bonne nuit de sommeil pour enfin prendre le départ de cette 2ème journée marathon, ultime étape de cette 1ère édition.

#Afriquialité !

Pour permettre aux participants de vivre cette aventure dans le désert, Afriquia est le fournisseur officiel de carburant du Gazelles And Men Rally. Au milieu de nulle part, une citerne de 33 000 litres pourvoit à tous les besoins des 28 équipages et des 22 véhicules organisateurs. Située à l’écart du bivouac, pour d’évidentes raisons de sécurité, l’on vient s’y approvisionner en gasoil (20 tonnes) ou en Super sans Plomb (2 tonnes) avec un avantage certain : il est rare d’y faire la queue.

Les montres Saint-Honoré, des valeurs communes

Le 108 est un numéro spécial. Non seulement il est sponsor du Gazelles And Men Rally mais Thierry Frésard, participant et Président Directeur Général des Montres Saint-Honoré, a tenu à prendre le volant pour participer à sa première édition…. Il est apparu fatigué hier à l’issu des dunes mais comme tous les autres concurrents, il s’est pris au jeu de la navigation et du pilotage.
L’entreprise familiale des Montres Saint-Honoré établie dans le Doubs depuis 1885 conçoit et fabrique des montres Françaises avec la technologie Suisse. 1 modèle sera d’ailleurs offert aux gagnants de chaque catégorie SSV et 4×4.La précision et le savoir-faire français ont des points communs avec ce Rallye d’où mon implication.” témoigne t-il sur la ligne de départ, ce matin.

Le mot de Paul Belmondo

Le parrain de cette première édition a tenu à prendre la parole aujourd’hui pour livrer ses impressions sur la course.Je dois dire que je trouve ce Rallye très intéressant, très sympa et aussi très difficile. Il n’a rien à voir avec ce que je connais dans le rallye-Raid. L’étape d’hier était vraiment super et j’ai passé un moment formidable, comme vous. J’attends vivement ce soir et j’espère que l’on se retrouvera tous pour faire la fête“.

Au briefing ce matin

Dominique Serra souhaite à tout le monde une excellente marathon. “Ce soir, dans le désert, vous aurez du champagne Lanson, pour célébrer votre nuit à la belle étoile“.

Lorsque Ludovic taché prend la parole à son tour, c’est pour féliciter les équipages tant en terme de course que de comportement. C’était l’introduction avant de passer aux choses sérieuses, l’étape qui débute aujourd’hui pour s’achever demain soir : 226 km et 12 CP. Les équipages devront valider les balises 1 à 5, avec la possibilité, pour une fois, de pouvoir poursuivre la course si d’aventure, ils rataient les 1, 2 , 3 et 4. Ils pourraient alors valider la 5. La 6, elle ne sera à pointer que demain à partir de 6 h.
2 consignes : l‘interdiction de tenter la traversée de l’oued Rheiris à partir de 17h 45 aujourd’hui : il est sec, mais la moindre pluie le transforme en piège. Interdiction donc d’y dormir. Pour les SSV, un ravitaillement en eau et en essence est prévu au CP 5 et 8.

Dunes express

X ou Y ? Tel fut le dilemme de bon nombre de concurrents novices aujourd’hui, compte tenu du fait que si l’on met à part les 7 gazelles et les SSV, la question ne concernait que 16 équipages. La moitié de ces derniers à opté pour le X, l’autre pour le Y.
Un choix très pénalisant puisque qu’il générait 150 points de pénalités. Pour ceux qui stationnaient en bas du tableau, comme le 104, la team ( / ), l'équipage ( / ), l’option était pertinente : autant profiter de l’épreuve sans stress.
Le choix fut plus surprenant pour le 106, le 110 et surtout le 107 qui se maintenait depuis le début de la course sur le podium. “En fait, hier, on était partis pour choisir le X mais on a entendu tellement de retour sur la difficulté du parcours que l’on a préféré prendre l’option la plus sécurisante. Jusque là, on s’était pris au jeu du classement, mais avec cette décision, on sait parfaitement qu’on abandonne une partie de nos ambitions. Mais on ne veut pas négliger le plaisir, non plus.” témoignent Laura et Silviu. Des regrets, à la fin de l’épreuve ? Un peu. “C’est vrai que l’on aurait pu tenter les X“. Idem pour le 106.

D’inévitables tankages

Avec une sortie des dunes pour les premiers équipages à 11 heures, cette 4 ème étape est allée vite. La team ( / ), l'équipage ( / ), le 100, le 112 (hors classement) ont plié l’étape en 4 heures environ. Et le rythme général fut rapide.
Passons sur les inévitables tankages, qui arrivent même aux meilleurs. Ils furent nombreux mais l’esprit Gazelle les a rendu indolores. Il y avait toujours un équipage pour aider, pelleter, sangler et sortir du sable un autre concurrent. Et lorsque l’entraide ne suffisait plus, il ne restait plus que l’appel à l’assistance mécanique ce qui fut le cas pour le 101 et le 102 : 200 points de pénalité.

L’on dit souvent que Merzouga dessine le podium. Il reste toujours l’aléa d’une panne mécanique mais le favori conserve toujours sa place de leader au classement général. Les dunes ont permis aussi  au team ( / ) de gratter plusieurs rangs pour se retrouver sur la seconde marche du podium comme la team ( / ) qui a effectué un parcours presque aussi parfait que la team ( / ) aujourd’hui. Étant donné le faible écart entre la première et la seconde place, rien n’est encore joué (3, 5 km d’écart). Pour la 3ème place, l’écart est encore plus serré entre le 138 et le 103 (1, 12 km). Ça promet d’être chaud entre eux pour la marathon qui débute demain.

Sensations fortes

Voici déjà deux jours que le nom revenait souvent sur le bivouac. Merzouga, par ci, Merzouga par là… L’épreuve des dunes couraient un peu dans toutes les têtes suscitant pas mal d’interrogations. Et aussi d’impatience. Ce matin, les “boules au ventre” étaient légions, comme La team ( / ) : Nadège, ce matin, ne voulait même plus faire l’étape. Même chez ceux qui connaissent bien les dunes, comme Eric Lombard, ouvreur pour le Rallye Aïcha des Gazelles. “Quand j’y vais, c’est en vacances ou pour y poser les balises. Je prends les trajectoires qui me paraissent les plus faciles. Mais là, dans un cadre de compétition, ou il faut garder au mieux le cap pour éviter de faire trop de kilomètres, si la physionomie d’une dune ne te plait pas et qu’il faut y aller quand même, c’est plus compliqué“.

Chez les novices malgré l’inquiétude, la tentation de “faire les X“, c’est à dire le parcours le plus engagé, était grande. Seuls 9 équipages opteront pour le Y, avec des raisons diverses. L'équipage ( / ) par exemple : “on était dans les derniers ce matin, sur la ligne de départ et ceux qui étaient là avaient tous choisi le Y. On n’avait pas envie du coup de nous retrouver sur le X sans personne pour nous aider à nous détanker. Et puis on profite du plaisir de découvrir la conduite sur le sable et la beauté des dunes.” C’est dans l’ensemble ce qui a guidé le choix des équipages du Y : s’amuser, s’initier, s’améliorer et admirer. Et parce qu’ils étaient peu nombreux, l’ambiance était détendue.

Sensations fortes

Pause café au pied de la 5XY, avec la team ( / ) et la team ( / ) aux sourires immenses!On s’est vraiment marrés, on s’est bien tankés aussi et c’était vraiment le pied ! J’ai accompagné ma femme rien que pour vivre cette étape. Je suis passionné de 4×4, les autres étapes étaient super aussi mais, ça, là, c’est vraiment quelque chose ! ” raconte Samuel Portaud, du 103, en désignant le vaste tapis de dunes ocres.

Les pilotes respectifs de la team ( / ) et du binôme ( / ) fichés sur une crête, non loin, évaluent la trajectoire suivante. Cela donne pas mal de gestes des bras et d’onomatopées “Là, ça passe, hop ! et après wooopfff. Et après… ben après, on verra; on fait ça ?“. La team ( / ) arrive à ce moment là, tout aussi ravi de l’expérience. Ils ont bien roulés. Vers 11h, ils ont atteint la 5ème balise. Laurent parvient à convaincre le bouillonnant Martin de se poser un peu pour profiter du paysage : “Je ne sais pas, toi, mais moi, je ne sais pas si je reviendrai un jour ici et je veux savourer le paysage. C’est l’étape que j’ai préféré jusqu’à maintenant“. Nous lui donnons raison : surfer à Merzouga est un privilège et un souvenir que l’on n’oublie jamais.

Lanson fait sauter les bouchons

Présente pour souligner les moments d’exception, la marque champenoise Lanson s’est associée à la première édition du Gazelles And Men Rally. Outre le fait qu’elle sponsorise le séduisant Paul Belmondo, elle sera là pour célèbrer l’expérience unique que réservent les dunes de Merzouga : son Brut sans année attend les concurrents à leur retour. Une demi-bouteille sera glissée dans les bagages des équipages au matin de l’épreuve marathon : à déboucher et à déguster sous les étoiles, dans la nuit marocaine, en plein milieu du désert. Enfin, le black label, vif et fruité, est tout désigné pour l’apéritif tandis que la délicatesse du rosé s’accordera au dessert pour finir avec élégance le dîner de la cérémonie de remise des Prix à Marrakech.

Une assistance mécanique de tous les instants

Pour parer aux aléas de la compétition, le Gazelles And Men Rally a vu les choses en grand. Non seulement, il est l’un des très rares Rallye a mutualiser la mécanique de manière à ce que chaque équipage soit équitablement pris en charge mais le nombre des mécanos permet des délais d’interventions rapides : 6 d’entre eux sont répartis sur le terrain tandis que 10 sont au bivouac : ces derniers réceptionnent chaque soir les véhicules. En cas de problème, les équipages signalent sur le carnet de suivi les défaillances mécaniques éventuelles.
Toute la nuit, les mécanos s’affairent pour qu’au matin, les participants puissent repartir sur le terrain en toute sécurité. De plus, afin d’optimiser les ressources, les 3 voitures d’assistance médicale sont conduites par des pilotes-mécaniciens, ce qui double les compétences des véhicules d’intervention.
Partenaire de l’évènement, Euro4x4parts.com, création d’une passionnée de tout terrain, Françoise Graciet-Hollender, et d’un professionnel de la mécanique, Georges Graciet, est toujours présent pour fournir les pièces détachées et accessoires (parmi plus de 50000 références), à nos pilotes.

Gazelles And Men Rally / Rallye Aïcha des Gazelles,  quelles différences ?
L’interview du directeur sportif, Ludovic Taché

Le Rallye Aïcha des Gazelles à lieu en mars, le Gazelles And Men Rally au début de l’hiver, quel impact sur la course ?
D’abord les jours sont beaucoup plus courts : en ce moment, le soleil se lève en 6h30 et se couche à 17h30. C’est un crépuscule qui dure peu, en plus. Nous avons évidemment été obligés de tenir compte de cette donnée.

De quelle manière avez vous donc adapté le Gazelles And Men Rally à la saison ?
Par des distances d’étapes plus courtes. On tourne autour de 100 km par jour, au lieu de 130.

Êtes vous surpris par le rythme de la course ?
Si l’on considère la météo, non : Pour cette première édition,, nous bénéficions en plus de conditions météo exceptionnelles : pas de vent du tout, une visibilité exceptionnelle de plus de 40 km, et des températures agréables, beaucoup plus supportables que pour les Gazelles. Un temps normal de novembre, c’est plutôt une visibilité moindre, du vent, du froid.

Comment considérez vous le degré d’engagement des concurrents?
Il est clair qu’il est plus mesuré que pour le Rallye Aïcha des Gazelles. Nous le voyons en considérant les écarts kilométriques par rapport au parcours idéal, qui sont plus importants. Cela signifie que la prise de risque des équipages est moindre : ils préfèrent assurer en contournant les difficultés : au lieu de passer deux heures à affronter un relief pour passer au cap, ils préfèrent effectuer plus de distance et rouler.

Cela vous surprend-t-il ?
Non. Il n’y a pas de binôme” tête d’affiche” pour créer l’émulation, puisque par définition, c’est une première édition. Mais ca viendra ! C’est un concept totalement nouveau, qui n’existait pas pour les hommes ou les équipages mixtes. Ils expérimentent ce rallye et le font avec mesure dans un domaine qu’ils connaissent moins : une navigation exclusivement à la boussole et à la carte.

Au briefing ce matin

7h et 60 km. C’est long pour 60 km ? Non, il s’agit de la grande étape de Merzouga et de ses dunes. Les heures de fermeture des balises sont assez cadencées pour faire avancer tous les équipages de manière homogène.
Les équipages ont le choix entre deux parcours :
Le X, qui équivaut à des pistes de ski de niveau bleu, puis noire puis rouge
. Difficile, il récompense ceux qui prennent le plus de risque.
Le Y, lui correspond à une piste bleue, verte et rouge. Il pénalise d’entrée de jeu ceux qui le choisiront avec 150 points de pénalités, d’entrée de jeu.Les concurrents auront un peu de sable pour se tester jusqu’à la balise 2, à partir de laquelle il devront faire un choix irréversible.

Ludovic Taché, le directeur sportif rappelle les règles élémentaires de conduite sur sable : pression des pneus, vitesse courte ou longue, manière de prendre les dunes, de rouler sur les crêtes…A la sortie du briefing, les concurrents sont incertains : c’est à la balise 2 que l’on saura qui fait le X, qui fait le Y.

Ce matin, l'équipage ( / ), contraint d’abandonner pour raisons personnelles, ne prendra pas le départ de l’étape 4. L’équipage nous rejoindra directement à Marrakech pour la remise des prix. L’organisation félicite le courage exemplaire de Muriel Lourdel et de son binôme/kiné Raphaël Dappe. Ils ont prouvé à eux 2 leur détermination et leur soif de se dépasser sur un tel évènement qui sollicite autant le physique que le mental.

Copie conforme au général provisoire

Ça n’arrive pas souvent : les pièges du terrain et les risques de casse mécanique rebattent chaque jours les cartes. Heureux un jour, malheureux le lendemain. Pourtant, les 6 premiers équipages du général ont conservé chacun leur rang. Pour eux, il n’y a ni perdant, ni gagnant, mais une solide volonté de conforter son résultat et au minimum de ne céder aucun pouce du terrain.

Le favori, l'équipage ( / ) se donne d’ailleurs un peu plus de marge de manœuvre en regagnant ce soir une avance plus confortable d’1,27 km sur le tandem qui lui mordait hier les mollets à 400 mètres près, le ( / ). Nous avons l’impression de nous répéter lorsque nous évoquons la team ( / ), qui lui, ne cède absolument rien à celui qui le précède avec encore une fois, un superbe parcours et des choix judicieux : il était talonné par la team ( / ), de 500 mètres et ce soir, l’écart reste le même. Célia le Borgne, une habituée du Rallye Aïcha des Gazelles expliquait ce soir qu’elle ne voulait pas savoir à quel rang du classement elle était pour profiter au mieux de sa course “et ne pas s’ajouter une pression inutile“. Il n’en reste pas moins qu’elle est une compétitrice avérée et n’escompte pas laisser sa place sur le podium.

Une étape exaltante

Pour l’étape du jour, on soulignera la performance l'équipage ( / ) qui a spectaculairement remonté le classement journalier : de 11ème, il décroche la première place avec un parcours qui épousait au plus près le tracé idéal. Sur 117 km, elle n’a effectué que 4,46 km de plus, soit 70 mètres de moins que le fameux équipage ( / ).

Les pénalités de ce soir, deux fois moins élevées qu’hier sur une distance pourtant légèrement plus longue avèrent la relative facilité de l’étape. Mais cette dernière aura néanmoins anéanti l’espoir de se classer dans le top ten chez le ( / ). Il a dû faire appel à l’assistance mécanique – ce sera le seul, aujourd’hui- pour être détanké dans les herbes à chameau, durant la seconde moitié de son parcours. Une bosse qui le fait dégringoler à la dernière place du classement général provisoire. C‘est finalement Karine Guioc, équipage 139 qui résume bien l’impression de la course : “Quand tu n’as pas de réussite, c’est un calvaire. Quand tu en as, même si tu n’as pas atteint tout tes objectifs, c’est extrêmement gratifiant.“Aujourd’hui fut très gratifiant pour tous les concurrents dans la mesure ou personne n’a vraiment démérité et à bien géré sa course, à hauteur de son expérience.

Chez les SSV, on a plié l’étape en un temps record. l'équipage ( / ) a regagné le bivouac vers 14h. Au général, les Capifrance continuent de montrer toute la niaque d’un bon agent immobilier. le ( / ) est toujours premier devant l'équipage ( / ), pourtant très aguerri, avec une bonne connaissance du terrain. Ce matin, ce dernier ne cachait pas non plus son appétit “On vient clairement pour gagner. On roule souvent en SSV, mais, ici, il faut se remettre dans le bain, notamment pour les dunes. Il y a toujours un petit temps de rodage” témoignait Yves aujourd’hui. Manifestement, c’est fait : même si l'équipage ( / ) est toujours en tête du général, c’est le duo Prune Salti / Yves Marsanne qui les a devancé d’exactement 1 km tout rond. Un duel serré depuis le départ qui conserve le suspens intact.

Le grand kiff

C’était “subliiiiime. Kareen Guiock n’était pourtant pas dans son assiette aujourd’hui. Un sentiment partagé par les concurrents qui usent de tous les superlatifs, aux différentes balises. Il faut dire que l’étape a déroulé des oueds bosselés aux herbes vertes, des murailles de roche rosie par la lumière, bordées de langues de terres kaki et brunes de l’hamada du Guir. Et puis bien sûr, les fantastiques dunes de l’Erg Chebbi, qui figureront au programme demain. Un paysage digne des plus belles affiches de l’Office National Marocain du Tourisme.

Plein les yeux !

C’est cool aujourd’hui” s’exclame Cédric Miscioscia, de la team ( / ), “j’ai vraiment kiffé“. De fait, l’étape n’était pas difficile en terme de navigation. Pour preuve, à 17 heures, plus de la moitié des équipages avait regagné le bivouac : sur toute sa longueur, il y avait des reliefs aisément identifiables comme l’Aferdou, à la frontière algérienne, ou les grandes dunes de Merzouga.

Le terrain aura offert toute les opportunités de parfaire son niveau de franchissement : du sable entre les balises 1 et 2, avec la traversée de l’erg Moulay Aamar d’ouest en est. C’est d’ailleurs là que les premiers tankages ont commencé. La team ( / ) sort ses plaques de désensablement au bout de 150 mètres d’avancée dans le sable. Il ne sera pas le seul, d’autant qu’ensuite, les herbes à chameau réservent bien des pièges : il faut pelleter mais surtout s’entraider pour gagner du temps.

L'équipage ( / ), sera ainsi secouru par le 138 qui court pourtant pour le podium “ça nous a fait faire 400 mètres de plus mais bon… c’est ca l’esprit Gazelle“. Mais la suite est une partie de plaisir : un vrai tapis roulant, droit au sud pour aller chercher la 4ème balise : un sol de cailloutis noir, homogène. Puis la remontée vers le nord, en direction de la 5ème était une succession de colline au dos rond. Pour pimenter ce retour, les équipages ont traversé à nouveau l’oued du matin, dans de solides herbes à chameau. Du moins ceux qui l’ont tenté, comme la team ( / ), la team ( / ), le binôme du ( / ). Mais des équipages, ceux qui ont tenté l’aventure pour le plaisir sans jouer forcément la gagne ont pris la piste pour rentrer au bivouac avant la nuit et épargner leur véhicule. Surtout, l’épreuve de demain est dans tous les esprits : les grandes dunes de Merzouga, 100% sable, pour prendre de la hauteur et vivre des émotions fortes…dont celle de devoir pelleter sous le soleil.

L’eau, un facteur important contre la fatigue

Même si les températures ont tendance à chuter, elles peuvent atteindre jusqu’à 30 ° comme ce fut le cas cette semaine. L’hydratation est capitale et chaque briefing rappelle aux concurrents comme aux organisateurs de boire, boire, boire. Les eaux minérales d’Oulmès, partenaire du Gazelles And Men Rally, fournissent chaque jour 9 litres d’eau par équipage. Chaque bouteille est récupérée. Il n’est pas question qu’elle reste dans le désert. Elle sera ensuite recyclée.

Au briefing ce matin…

Dominique Serra rappelle ce matin quelques règles incontournables sur les évènements Maïenga : parmi elles, le tri sélectif de tous les déchets. Ludovic Taché, lui, met l’accent en préambule, sur le respect des cultures que les participants seront amenés à longer : en cette période de l’année, elles ne sont pas toujours visibles, faute d’eau mais elles sont toutes indiquées sur les cartes. Pour le menu du jour, si l’épreuve est plus longue en kilomètres qu’hier, elle est aussi plus roulante. Attention, néanmoins, la moindre ravine peut se révéler percutante en cas de trop grande vitesse. Pour la partie navigation, pas si facile lorsqu’il faudra descendre au sud. Les repères, Amada du Guir et dunes de l’erg Chebbi sont à l’est et à l’ouest. Enfin, il y aura un peu de sable aussi. De quoi s’amuser, encore !

Un cran au dessus !

Spectaculaire remontée de la team ( / ) aujourd’hui, qui a effectué un superbe parcours. 6ème au classement hier, il se hisse directement au premier rang aujourd’hui du classement provisoire d’étape. Lui qui marquait 1,64 km d’écart hier d’avec le favori, l'équipage ( / ), a littéralement avalé 2,82 km aujourd’hui sur le parcours idéal, ce qui le place avec un peu plus d’1 km d’avance sur le tandem Dot- Lombard. Il faut tout de même préciser que Séverine Arnaud compte 8 participations aux Rallye Aïcha des Gazelles. Ces derniers monopolisent d’ailleurs au provisoire de cette étape, plus longue, plus difficile, le trio de tête.
L’expérience a clairement payé. La navigation n’était pas très difficile, mais les caps étaient plus longs, le risque était plus grand de commettre des déports, sans compter un terrain plus difficile, avec l’oued Rheiris, les herbes à chameaux, les terrains escarpés.

Cependant, au classement général provisoire, certains novices n’ont pas trop perdu de terrain : on continue de saluer la performance de l'équipage ( / ), qui accroche une 3ème place, avec 1 km d’écart d’avec la seconde place.

Des novices qui s’accrochent

Plus bas dans le tableau, c’est plus bousculé : les appels à l’assistance mécanique du 110 et du 116 ont évidemment pesé lourd. Ils dégringolent aux derniers rangs, au grand dépit de Martin de la team ( / ) qui s’est pris au jeu.

La 5ème balise ratée par le 111, 115 et le 121 qui coûte 60 km de pénalités n’a pas contribué a leur performance du jour.
Ils ont été nombreux, fatigue et chaleur aidant, à commettre des erreurs de conduite ou de navigation dans les passages ambiguës : ce fut le cas dans l’oued Rheiris et à l’approche de la balise 5. Hélène Grandheury  de l'équipage ( / ) pourtant experte au Rallye Aïcha des Gazelles s’y est un peu cassé les dents, elle aussi.

Chez les SSV, le ( / ) conforte ses performances et s’assure encore la première place au temporaire et au général. Une belle gestion de course. La team ( / ) aussi… dernier hier, il l’est encore aujourd’hui et ce d’autant plus qu’il a dû faire appel à l’assistance mécanique pour se sortir d’un devers.

Demain, il faudra compter avec le même niveau de difficultés avec une gestion du temps qui devra être plus serrée encore : on y comptera le même nombre de balises mais avec un kilométrage plus long qu’aujourd’hui.

Un vrai goût d’aventure

L’étape d’hier était bel et bien un apéritif. Les mets plus consistants ont été servis sur un plateau aux concurrents. Tout a bien commencé pour tout le monde : un passage devant le M’Douara, célèbre ancienne prison épousant le relief naturel qui figure dans le film la Momie : au petit matin, lumière sublime, soulignant les reliefs et aucune difficultés pour rejoindre la première balise. Là, chacun s’affaire à poser ses points sur les cartes dans les positions les plus diverses : capot, à genoux sur le sol, à l’arrière des 4×4… le ( / ), justement. C’est là que ça se passe pour un café préparé par Arnaud, tandis que Christelle, déjà Gazelle, s’affaire sur ses cartes.

Où l’art de franchir les obstacles

Chez l'équipage ( / ), c’est toujours la même exubérance : “Mais je te dis que le Nord est là” assène Leïla à grands gestes tandis que Saad, faussement indigné lui rétorque “Non mais tu te crois sur un défilé de mode ou quoi ? Laisse moi faire mon travail“. Un sketch matinal. La team ( / ), arrive à la balise à son tour, heureux à la perspective de vivre une nouvelle journée de défiOn reste concentré, on est absorbés par la course mais franchement, tu ne peux pas t’empêcher de faire Waoooou ! tellement la beauté des paysages te saute au visage“.

Déjà, des lignes de conduite se dessinent, dictées par les résultats d’hier. L'équipage ( / ) par exemple, très surpris de sa première place au provisoire, compte bien conforter la performance. Stéphane désigne sa coéquipière du pouce “Elle a toujours raison. Je lui fais confiance pour nous mener au cap jusqu’à ce qu’on ne puisse plus avancer“. Sous ses allures nonchalantes, Laurent Maistret (team 110) escompte bien progresser encore : “Il faut que l’on se fasse confiance parce qu’hier, on avait tendance à être influencés par les traces. Ce matin, nous avons été dans les premiers à partir. Donc un sol vierge de traces, on a adoré ça : on va chercher le km au plus près et on prendra plus de risques aujourd’hui“. Sauf que…

La journée était longue et imposait de nombreux passages trialisants. Entre les herbes à chameaux, une galère pour les pilotes les plus chevronnés, les reliefs que les plus risque-tout auront décidé de traverser plutôt que de contourner, les passes montagneuses difficiles à trouver, le niveau de la course est monté d’un cran, après la balise 2. Une occasion de se porter mutuellement assistance comme le ( / ) et la team ( / ), qui se sont dépêtrés des herbes à chameaux grâce à leurs sangles respectives. Un service pour un autre “Ça fera deux bières ce soir au bivouac !“.

C’est le duo du ( / ) qui inaugure l’appel à l’assistance du Rallye et les 200 km de pénalités assortis. Une petite heure plus tard, nouveau tankage : cette fois, l'équipage ( / ) l’aide à s’en sortir avec les sangles. L’équipage est tendu “Ça a super bien commencé et là, on galère” commente Krystina, sous le soleil qui tape fort en fin de matinée. Elle et son mari, gendarmes dans le Pas de Calais ne visaient certes pas la compétition mais plutôt la découverte et l’aventure. Ils sont servis. L'équipage ( / ) sera lui aussi obligé de se faire aider par l’assistance mécanique, dans les herbes à chameau que, décidément, personne n’a beaucoup goûté.

Nous laissons la parole à Paul Belmondo, le parrain de ce premier GAM (Gazelles And Men) et son équipier Guy Leneveu, de l'équipage ( / ) pour commenter cette étape à laquelle il a participé aujourd’hui. Les deux se connaissent bien pour avoir été équipiers 4 fois en rallye raid (2 Dakar, 2 rallye de Tunisie) : “On a l’habitude du road book ou on peut toujours se rattraper. On est allés un peu vite, du coup on a jardiné deux fois. Demain, on prendra plus le temps de nous poser pour réfléchir aux options et gagner en précision. Mais c’était très intéressant“.

Au briefing ce matin…

Paul Belmondo, le parrain de cette première édition est arrivé hier soir pour prendre le départ de la seconde étape avec les autres concurrents. Il participe, donc mais hors-classement, comme le précise Dominique Serra, la fondatrice de Maïenga. Ludovic Taché le directeur sportif dresse un rapide profil de l’étape en insistant particulièrement sur le passage entre les balises 2 et 3 : les barrières à sable et les khettara, ces circuits d’irrigations de cultures sont à éviter pour les préserver. La piste indiquée sur la carte est à suivre impérativement.

Drôle de classement !

Il n’y a pas de surprises et en même temps, on est étonnés ! En 4×4 et en SSV, la tête d’affiche présente en l’occurrence le ( / ) avec Valérie Dot, pluri vainqueure du Rallye Aïcha des Gazelles catégorie Expertes a emmené son équipage sur la première marche du classement provisoire. Dont acte. On ne s’attendait guère à moins. Par contre, des novices ont su les rejoindre dans le trio de tête et cela valait le coup d’être présent au bureau du classement, au bivouac pour assister à leur réaction.

L'équipage ( / ) et l'équipage ( / ), jeune couple franco roumain sont second ex aequo, avec seulement 650 mètres d’écart de la redoutable navigatrice qu’est Valérie Dot. Éclat de rire incrédule pour l’équipage 108, bouche bée pour les 107. A l’issue de cette première étape, ils sont trois équipages novices à se loger entre des gazelles expérimentées.

Une leçon instructive

La team ( / ) a bien joué avec un beau tracé et beaucoup de régularité. Techniquement, il est au troisième rang juste devant Célia Le Borgne l'équipage ( / ) qui en est à son 7ème Rallye Aïcha des Gazelles. Mieux, les écarts dans le groupe des 10 premiers n’excèdent guère 4,5 km. C’est mieux que bien et cela a de quoi donner de l’appétit, non ?

La seconde surprise réside, on vous dit tout, dans des contre-performances d’habitués du Rallye Aïcha des Gazelles en tant qu’organisateur. Une petite leçon d’humilité ? Pascal Burg, l'équipage ( / ) dont l’épouse est 4 fois Gazelle et qui est ouvreur en tire immédiatement la leçon : “J’ai l’habitude de naviguer et de me déplacer en musardant, en décalage du Rallye, à mon rythme. Il faut que je change ma manière de travailler pour être précis, maintenant. Une bonne leçon, instructive“.

Nos chers médecins urgentistes de l'équipage ( / ), ont l’esprit joueur mais avec un gros niveau d’implication “on le fait sérieusement mais en se marrant” ont tâté des joies du jardinage. On leur fait confiance pour se rattraper demain, ne serait-ce que pour s’éviter un bon paquet de vannes. Ils sont 16ème. Mais il y a bien pire : le ( / ) a donné furieusement dans le jardinage autour de sa 4ème balise, à tel point que sa trajectoire évoque “une mouche prisonnière d’un aquarium vide” selon la formule du PC Course. C’est en forgeant que l’on devient forgeron, c’est en jardinant que la navigation finit par rentrer.

La présentatrice du 12h45 sur M6, Karine Guiock et Safet Rastoder, équipage M6 Turbo, se situent ce soir en milieu de classement et se montrent philosophes : rien n’est joué, la marge de progression est réelle. C’est aussi le cas de l'équipage ( / ), extrêmement consciencieux dans la prise de ses caps “On est le seul équipage marocain, alors clairement, on vise le podium” explique Leila Hadioui, l’animatrice et mannequin avec vivacité et bonne humeur, à l’ombre de la balise 4. Son début de parcours a été bon, des erreurs en seconde moitié d’étapes les a relégué à la 17ème place.

Cette première étape en forme de gros prologue était destinée à donner un avant-goût de la course, et globalement, elle a bien joué son rôle : il y a eu des erreurs de cap, de balises mais son rythme a été conforme aux prévisions du directeur de course, avec une progression relativement homogène. Côté SSV, on signale l’excellente performance de l'équipage ( / ) qui ravit la victoire au favori, le ( / ), qui a participé plusieurs fois au Rallye Aïcha des Gazelles, à 690 mètres près.

Demain, il faudra à nouveau prendre la mesure du terrain. Ceux qui ont commencé à prendre des risques de franchissement en choisissant chaque fois que cela semblait raisonnable de tirer droit au cap ont été confortés dans leurs choix ce soir. Quand aux plus prudents aujourd’hui, ils seront obligés de prendre davantage de risques les jours prochains, s’ils veulent se maintenir.

Premiers émois

On leur avait promis. Ils l’ont eu d’entrée de jeu. Le paysage grandiose. D’autant que la visibilité était parfaite aujourd’hui. Et parce que cette première étape est conçue pour permettre à tous les équipages de se familiariser avec le terrain, du moins ceux qui découvrent l’épreuve, elle a laissé le temps à tous de se gorger d’immensité, de grandes plaques d’azur, de plaines arides à perte de vue et de troupeaux de dromadaires. Il y aura eu au programme du jour un oued à traverser : Premiers palmiers, premiers bouquets d’acacia, peu après la première balise. Et si la navigation était à l’honneur, quelques passages légèrement trialisants ont aussi été une excellente occasion de tester les aptitudes au volant et le comportement du 3ème équipier… le véhicule. Dédé, le Defender de l'équipage ( / ) donne toute satisfaction à ses occupants. Une petite tape sur le capot, avant de grimper à nouveau dedans, prise de cap effectuée, et c’est reparti. Laura, la benjamine de l’aventure, étudiante et Silviu, son compagnon se chambrent gentiment “On va tout droit, au cap” dit ce dernier en désignant une masse pierreuse qui ressemble fortement à un obstacle infranchissable. “C’est la phrase du jour”, répond-elle. “De toutes façons, Dédé n’est pas d’accord“.

Premiers tests de navigation

Alors bien sûr, ça patauge un peu dans la navigation pour le moment : Le père et le fils l'équipage ( / ) tournent leur carte dans tous les sens. Le fils surtout, c’est lui qui est à la navigation. “Moi, de toutes façons, je ne sais même pas reconnaitre la gauche de ma droite” rigole son père en tentant néanmoins quelques conseils qui se veulent judicieux à junior ! L'équipage ( / ), lui, tient à la précision et à s’entendre rigoureusement sur ce que leur paysage, confronté à la carte laisse à voir. “Tu le vois, l’amas de 4 montagnes noires ? Heu… Mais si, légèrement à droite. Il y a des jaunes devant, enfin des claires. Donc à droite de la montagne noire, c’est bon ? on est d’accord ?” Un festival de couleur et une concentration que l’on retrouve chez tous les concurrents aujourd’hui.

Saas, le navigateur de la team ( / ) est totalement absorbé dans sa lecture du terrain, ses cartes et ses instruments de navigation. Mais d’ores et déjà, ils sont très nombreux à goûter les premiers délices du défi et surtout du jeu. Quelle option prendre ? Économiser des kilomètres mais sans savoir si on pourra franchir aisément un terrain, ce qui peut faire perdre du temps et donc le risque de ne pas pouvoir valider toutes les balises ? Au fur et à mesure de la progression du jour, les équipages novices prennent plus d’assurance. Tel le ( / ) engagé dans une passe un peu techniqueC’est chaud, là !“. Et pourtant, Thierry Frésard, le pilote a déjà goûté le sable il y a deux ans, lors du challenge partenaire organisé sur le Rallye Aïcha des Gazelles.

L'équipage ( / ), nos deux aventuriers de Koh-lanta ont la banane. Au CP 3, ils témoignent “On a pris des risques parfois inutiles. Est ce que ça vaut le coup de gagner 20 mètres pour perdre 1/2 heure ? C’est à mesurer. Et puis il y a un côté très marrant, c’est un jeu. Et quand on a passé l’obstacle, on est hyper contents. On a déjà “tapé” deux fois, sorti la pelle et tout ! Pas mal de sensations fortes déjà! On a même perdu notre plaque (d’immatriculation). Mais c’est pas grave” explique Laurent Maistre qui dans un sourire ravageur soulève son tee-shirt pour dévoiler ses abdos : on a d’autres plaques !”

Collette Lapointe, de la team ( / ), a déjà participé aux Rallye Aïcha des Gazelles, l’an dernier. Elle a embarqué son mari dans l’aventure qui a savouré cette journée en découvrant les reliefs grandioses et les étendues dévorées par le ciel. Sous son casque sur lequel est inscrit le nom de leur tandem “Les amoureux“, Carl sourit avec sa bonne humeur coutumière. Ces deux là sont habitués aux courses en Porsche, au Canada et la difficulté du jour, c’est plutôt de se calmer sur le champignon pour observer le terrain et la carte. Et comme tous, ils témoignent de l’essentiel “se faire plaisir !

A 17h30, les premiers équipages ont franchi la ligne d’arrivée. La plupart d’entre eux seront au bivouac bien avant la nuit, pour profiter de la musique du bivouac, d’une boisson rafraîchissante, d’une douche et des récits des exploits des uns et des autres.

Derniers conseils avant le départ

Ne t’en fais pas, ne t’en fais pas, c’est toujours comme ça la 1ère fois! “annonce Dominique Serra aux équipages, lors du briefing de ce matin. “Je suis aussi impatiente que vous !
Ludovic, Directeur sportif donne quelques consignes de dernière minute “Faites attention au timing, essayez de gérer votre temps au mieux, et de gérer votre véhicule aussi ! Pour ceux qui n’ont pas l’expérience du hors-piste, servez-vous de cette étape, il y a peu de reports de cap, réfléchissez bien aux options, demain ce sera un cran au dessus !

Briefing équipages

Pour clôturer cette matinée de formalités administratives, un briefing à 13h a permis de réunir pour la première fois tous les organisateurs et les équipages. “On est partis pour une nouvelle aventure. Nous ne nous prenons pas au sérieux, mais nous sommes des gens sérieux. Demain, on attaque le dur, et il faudra adopter une discipline militaire. Mais avec vous, avec nous, les jours prochains vont mêler émotion, aventure, plaisir et compétition“. C’est par ces mots que Dominique Serra, Directrice générale de Maïenga débute le briefing.

Ludovic Taché, directeur sportif, rappelle certains points du règlement, insiste sur les points de bonne conduite sur le bivouac et de bonne conduite “tout court”, lors des étapes.
Après une photo de groupe organisée en grand chiffre 1 pour symboliser cette 1ère édition, l’organisation se dirige à Mech Irdane, pour planter son premier bivouac. Demain départ de la 1ère étape…

Vérifications techniques et administratives – Erfoud

Le stickage des véhicules a été vite effectué : numéro d’équipage sur les portières avant, le toit, le haut du pare-brise, l’arrière… il figure partout pour une identification immédiate par les organisateurs, y compris vu d’hélico.

A l’atelier mécanique, Christian le responsable est satisfait : à 10h30, l’ensemble des 28 équipages est passé sous le regard expert des mécano : aménagement intérieur sécurisé, 2 réservoirs additionnels obligatoires, présence éventuelle d’un GPS qu’il faut alors démonter, hauteur de garde au sol…
Sous le soleil déjà brûlant, l’ambiance est détendue : fluidité aux différents ateliers, pas de stress, plaisanteries échangées entre organisateurs et participants, c’est pendant cette avant-course que chacun en profite pour régler les ultimes détails.

la team ( / ) attend que son iritrak et Unik soient fixés. L’occasion pour Muriel Lourdel d’évoquer son histoire, tout sauf banale : à la suite d’un très grave accident de voiture en 2013, la jeune femme de 43 ans est devenue tétraplégique. Elle qui était une sportive accomplie, qui avait un brevet de pilote d’avion, qui faisait de la danse classique et de la plongée, des treks en Afrique avant le drame continue de vivre avec une faculté de résilience hors du commun. Sans une once d’apitoiement sur elle-même, elle raconte la descente aux enfers et la remontée, paliers par palier. “J’ai failli y passer, je suis resté 2 mois dans le coma, je me suis réveillée paralysée de la tête au pied et à force de rééducation, j’ai repris le goût de vivre, pour moi et mes deux enfants. La vie continue, différente, mais elle est bien là.Raphaël Dappe, son kiné et coéquipier veille aux ultimes vérifications. Il n’est jamais loin et leur complicité évidente fait plaisir à voir.

Des vérifications décontractées

Célia de le ( / ) n’attend plus que son coéquipier pour être prise en photo devant leur véhicule, à des fins d’identification. Elle qui possède à son actif 6 Rallye Aïcha des Gazelles (y compris dans la catégorie Expertes l’an dernier) a découvert son coéquipier hier seulement. Elle a remplacé au pied levé la coéquipière d’Octavio Novo. “Je ne suis pas inquiète : il est géologue, donc la lecture de terrain en 3D il connait, il à l’habitude de conduire un 4×4 et notamment un Toyota, il a d’ailleurs le même que celui-là” dit -elle en tapotant le capot de son Hilux. “Ca va bien se passer et j’ai accepté de remplacer sa coéquipière parce que ca m’amusait de participer à la première édition du Gazelles and Men Rally“.

Décontractés, l'équipage ( / ), équipage canadien, mari et femme, déambule dans l’hôtel : pour eux, toutes les formalités sont terminées. Collette a déjà participé aux Gazelles, c’est elle qui pilotera “sauf peut-être dans les dunes” pour laisser ce plaisir à son époux, Carl. Une affaire de famille d’autant que son cousin, Stéphane Garneau et son épouse Jacinthe sont aussi de la partie. Compétition certes, mais aussi beaucoup de moments chaleureux, inscrits à leur programme.

A midi, les équipages et les organisateurs des ateliers de vérifications ont terminé ce rendez-vous d’avant course. A 13h30, ultime briefing, avant la première étape, demain.

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